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Test Blasphemous – Perturbant, fascinant et old-school à souhait

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Après un Kickstarter plus que réussi en 2017, le studio espagnol The Game Kitchen nous sort un des meilleurs platformers 2D de cette année, inspiré des classiques metroivania. Sorti le 10 septembre 2019, Blasphemous, édité par Team17, est sorti sur toutes les plateformes, à savoir PC, PlayStation 4, Xbox One et Nintendo Switch. Plongé dans un monde dark fantasy, imprégné de mysticisme religieux, le titre se démarque par son style pixelart somptueux et dérangeant mais aussi par sa grande difficulté. Le jeu se déroule dans le pays de Cvstodia (inspiré de la ville de Séville en Espagne), un pays extrêmement religieux mais ravagé par les malédictions et les démons. Le héros appelé le Pénitent est le dernier survivant de sa confrérie, muni de son épée la Mea Culpa, il a pour rôle de libérer le monde de son triste destin.
Très largement inspiré de la religion (et plus particulièrement du christianisme) il ne sera pas rare d’y trouver des références. Dès la première cinématique, on comprend tout de suite l’ambiance lourde et mystique du jeu. Les cinématiques souvent sanglantes mais étranges nous donneront envie d’en connaître plus sur l’histoire derrière puisqu’elles apparaissent progressivement à chaque zone du jeu. De par ses thèmes abordés, le jeu vise clairement les adultes avertis (sang, monstres) alors âmes sensibles s’abstenir…
(Test de Blasphemous réalisé à partir d’un exemplaire Nintendo Switch fourni par l’éditeur)


Thursday January 01, 1970

Raviver la flamme sacrée
Le gameplay est simple et nerveux, il n’y a qu’une touche dédiée à l’épée ainsi qu’une touche pour esquiver, des compétences peuvent être débloquées au fur et à mesure pour par exemple rallonger le combo de base ou débloquer une attaque à distance. Pour améliorer ses statistiques comme l’attaque ou simplement sa barre de vie ou de mana, il faudra trouver des salles disséminées partout dans le jeu avec très souvent un PNJ qui permettra une amélioration. La progression s’exerce sur une map non linéaire très proche d’un Rogue-like avec la possibilité d’explorer les nombreuses salles annexes et de revenir via un téléporteur dans la première et seule ville.
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On notera un manque de téléporteurs qui obligera le joueur à réaliser des trajets assez longs à pieds, mais cela permet de revenir au bon vieux temps des jeux sur PS1, ainsi que de repasser par des zones pour y collecter des objets. L’intérêt se puise aussi dans le style Metroid-like puisque le joueur devra acquérir des pouvoirs au fil du jeu qui l’obligeront pour finir Blasphemous à 100% à revenir sur ses pas pour arpenter d’autres zones auparavant inaccessibles.  Le joueur aura justement le choix de s’équiper d’une compétence spéciale qui permettra par exemple d’augmenter la vitesse de ses coups ou de faire une onde de choc autour de lui. Il pourra également équiper des accessoires sur son « chapelet » qui lui permettront d’obtenir des statistiques supplémentaires.


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Le jeu possède des quêtes optionnels en plus de l’histoire principale qui peuvent être difficiles à suivre au vu des dialogues presque prophétiques de chaque PNJ. Et l’on sent également que les objets ramassés auront finalement peu de sens (à part pour l’achievement lié) et, à la manière d’un Dark Souls, il sera facile de s’y perdre sans guide la première fois. En plus d’un sens de l’orientation hors-pair, un passage obligé sur de courtes énigmes sera de mise : rien de bien compliqué pour le coup car souvent il s’agit de leviers à atteindre ou de décors à castagner. Le fait d’avoir une interface très simple ne nous donnant quasiment aucune indication sur l’histoire et les objectifs renforce un sentiment de solitude dans la quête de libération du monde.

Toujours en référence à Dark Souls, chaque mort est sévèrement puni. En effet, à chacune de vos morts, en plus d’être ramené au dernier « Autel », la culpabilité de votre personnage augmente, ce qui va réduire drastiquement sa barre de mana. Pour combler cela, il faudra donc récupérer sa marque déposée au lieu du décès. Même si quelques références à Dark Souls sont présentes, Blasphemous se tournera plus vers un néo-rétro façon Castlevania : quelques touches de modernité ont été ajoutées, mais l’équipe espagnole de The Game Kitchen est parvenue à nous ramener dans le passé avec pas mal de choses que l’on avait oubliées. À commencer par ce sentiment global d’une difficulté assez injuste. : quelques pièges posés par ci par là, une rage folle de ne pas atteindre une plateforme à 2 ou 3 pixels près. Les ennemis sont d’ailleurs placés de manière à ne pas laisser place à l’improvisation : sur le bord, en haut d’une plateforme cachée par la vue, bam, vous mourez, et plus qu’à recommencer.
Tu fais moins le malin là, hein ?
Garder son sang-froid
La difficulté reste progressive mais uniquement au début, ainsi on ne voit pas vraiment bien l’intérêt d’y jouer sur la Nintendo Switch nomade à l’extérieur, puisque le jeu demande un minimum de concentration et de tranquillité pour être achevé. Tout d’abord le jeu ne nous refuse pas son accès directement au prologue, les premières heures de jeu seront presque simples pour certains. Mais la difficulté va plutôt monter par crans, on passe du facile au normal puis du normal au difficile sans presque jamais redescendre. Il peut donc vite finir en die and retry au bout de quelques heures de jeu. La vraie difficulté n’est pas dans les boss ou les ennemis comme dans un Souls, mais surtout dans les plateformes, car une fois tombé dans le vide ou sur des piques acérées, c’est un aller simple au dernier Autel.

Les platformers pixel-art se font de plus en plus rares ces derniers temps, Blasphemous se démarque par son style unique et sanglant qui, par rapport à un Castlevania, est nettement plus dérangeant. Le jeu, en plus d’aborder un style gothique, nous donne des références religieuses vraiment plus marquées avec des ennemis qui abordent clairement des tenues de nones, des robes ecclésiastiques, des mitres, etc. Le détail est tellement poussé qu’un Fatality morbide survient de manière aléatoire pour porter le coup de grâce à un ennemi. Malgré son style dark fantasy jouant donc avec des couleurs très ternes, son pixel art maîtrisé et extrêmement détaillé ne manquera pas de vous impressionner. Les ennemis sont variés et à chaque environnement on aura droit à des ennemis complètement différents.

Un peu répétitives mais collant parfaitement à l’ambiance du jeu, les musiques peuvent se révéler un peu simples d’un point de vue mélodique. Mais les bruitages sont très corrects et complets, et collent parfaitement à l’univers de Blasphemous. Les réalisations sonores sont dans l’ensemble plus que satisfaisantes : chaque monstre possède un cris qui lui est propre, et l’on sent une part de minutie de la part du studio qui a crée un vrai bestiaire.

Blasphemous est un bon jeu avec une difficulté qui mettra au défi nombre de joueurs adeptes de platformer. Ses graphismes et sa direction artistique lui donnent une touche tout à fait unique et le style pixel-art retro se veut très séduisant. Son univers est à la fois dérangeant mais attirant par ses décors et ses personnages étranges… Bref, Blasphemous est assez unique en son genre, surtout en 2019. The Game Kitchen nous montre une belle maîtrise du genre pour leur premier essai d’un platformer, tout en nous proposant un des plus beaux titres en pixel-art travaillés avec précision de ces dernières années.

[Site officiel]
L’article Test Blasphemous – Perturbant, fascinant et old-school à souhait rédigé par Mentalispirit est issu de LightninGamer.

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